Tout savoir sur les chauffes-eau

Parmi les moyen de produire de l’eau chaude sanitaire (ECS), vous avez le chauffe-eau instantané au gaz, le chauffe-eau solaire, le ballon thermo-dynamique, et également le traditionnel ballon électrique. C’est sur ce dernier modèle que je vais m’attarder pour vous donner quelques explications, comment le choisir, et ce qu’il faut savoir pour le remplacer.

Le principe

Il existe deux familles de chauffe-eau. Ceux qui n’ont pas de ballon, et ce qui ont une réserve permettant de stocker l’eau chaude. Le principe étant de chauffer l’eau du réseau, et de la stocker dans une réserve, dans laquelle on vient consommer au fil de la journée. Le principal avantage étant de consommer l’énergie électrique la nuit, lorsque le coût de l’électricité est plus faible, pour stocker l’ECS nécessaire à la consommation le reste de la journée. Pour ce faire, on utilise généralement le relais inclu dans le compteur EDF pour déclencher le fonctionnement du ballon. Si votre abonnement EDF n’est pas dépourvu d’heure creuse, aucun intérêt côté économie électrique. Techniquement, c’est une résistance qui est au centre du ballon, qui vient chauffer l’eau présente. Une fois l’eau chauffe consommée, le réservoir se remplit naturellement de l’eau du réseau pour être à son tour chauffé au prochain cycle.

Chauffe eau

Les différentes caractéristiques

Pour choisir un ballon, plusieurs paramètres sont à prendre en compte. Tout d’abord, et le plus évident, la capacité du ballon. Exprimé en litres, vous aurez le choix de 50 à 300l pour une famille de 5/6 personnes. Si vous sous-estimez la capacité, vous serez souvent à court d’eau chaude, et si vous la sur-estimez, vous consommerez trop d’énergie électrique pour chauffer de l’eau que vous n’utiliserez pas! En générale, pour une famille de 4 personnes, il faut compter 200l.

Chauffe-eau électrique

Le second paramètre très important à connaitre, est le type de résistance. Deux choix s’offrent à vous. Soit une résistance thermo-plongée qui est directement en contact avec l’eau. Le premier inconvénient est qu’il ne faut pas avoir une eau calcaire au risque d’encrassement prématuré. Et le second inconvénient est qu’il faut vider le chauffe-eau pour changer la résistance si le ballon le prévoit. Le deuxième type de résistance sont les résistances stéatites, c’est à dire que cette dernière n’est pas en contact direct avec l’eau, donc pas de problème de calcaire mais son rendement est plus faible. L’avantage est qu’il n’est pas nécessaire de vider l’eau du ballon pour la changer.

La qualité d’un ballon d’eau chaude dépend aussi de son isolation. Si le ballon est mal conçu, la chaleur de l’ECS sera dissipée dans la pièce où il est installé. D’où l’importance de la localisation du ballon. Depuis la RT2012 (Réglementation Thermique), il n’est plus autorisé d’installer un ballon dans une pièce non isolée, non chauffée. Ainsi les seules déperditions existantes seront converties en chauffage pour la pièce. Un dernier point, et pas le moins important, est le réglage de la température. Vous pouvez descendre la température pour économiser de l’énergie mais attention au risque sanitaire. Vous devez régler un minimum de 50°C. Réglé trop fort, vous aurez des risques de brûlures.

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